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Digital Detox, 5 bénéfices à en retirer

Digital Detox, 5 bénéfices à en retirer

Vous vous souvenez du post “Chers Réseaux Sociaux” ?
Ceci est une suite logique avec quelques conseils à la clef.

Ecrire qu’il serait bon d’éviter la dictature des réseaux sociaux, c’est bien joli, mais moins évident en pratique. Je suis la première touchée par ce “mal” dont, je pense, nous sommes nombreux à “souffrir”. Je mets des guillemets mais je demeure persuadée que, pour certaines personnes plus fragiles, ce peut être une véritable souffrance.

Savez-vous si vous avez besoin d’effectuer une “Digital detox‘” ? La plupart du temps, non. On pense être dans une “bonne” et “modérée” utilisation d’Instagram -et compagnie-, ou être très connecté.e.s mais sans frôler pour autant l’addiction. Vous en êtes sûr.e.s ? Si vous avez déjà tripoté votre téléphone 10  fois avant même de parcourir cet article (publié à 7h30), spoiler alert : vous en avez besoin.

Cet article ne se veut ni moralisateur ni culpabilisant, je passe moi-même mon temps à ouvrir et fermer mes réseaux sociaux. Si j’ai désactivé les notifications (que je trouvais insupportables), je n’en demeure pas moins très alerte de ce qui se passe sur mes profils. Déformation “professionnelle” oblige puisque j’officiais jusqu’à peu en temps de Community Manager et que je regarde bien évidemment ce qui se passe pour “About a Girl“.

Cette addiction, ce “FOMO” ne serait pas encore trop “grave” s’il n’avait pas des conséquences plus néfastes. J’entends dépréciation, comparaison négative, manque de créativité. En gros, ça revient à se tirer une balle dans le pied dès le matin, à perdre sa motivation, et à ne plus avancer.

Qui ne s’est jamais senti déprimé.e en fermant Instagram ou Facebook ? Qui n’a jamais songé un instant que la vie d’autrui semblait tellement plus jolie ? Plus riche, plus trépidante, plus enrichissante ? Pourtant, en laissant les applications closes, on ne pense absolument pas la même chose durant une soirée entre ami.e.s (pitié, fermez vos téléphones !), un repas au restaurant, ou en vacances. Non ?

Vous doutez encore des bénéfices à retirer d’une digital detox ?
On fait un point ?

∴ Pour prendre du recul, remettre les choses en perspective.
Autrement dit, faire la part des choses entre ce qui est nécessaire / vital et ce qui ne l’est pas. Ce que vous aimez réellement et ce que vous adorez parce que cette image vous a été matraquée sur les comptes Instagram que vous suivez (au pif, un sac, des chaussures, etc.). Différencier ce qui est vraiment “grave” de ce qui ne l’est pas réellement. Est-ce toujours “grave” une fois que vous êtes déconnecté.e.s ?

∴ Pour se souvenir que sa vie (la vraie, la réelle, la IRL) est nettement plus belle qu’une image virtuelle.
Oui, vous aussi votre vie est fabuleuse même si vous ne faites pas 3.600 voyages par an, que vous ne possédez pas le dressing de Kylie Jenner ou que vous n’êtes pas suivi.e par 800k qui vous disent toutes les 3 secondes à quel point vous êtes belle (beau !), canon, incroyable (et j’en passe). N’oubliez jamais à quel point il est simple de faire mentir une image et que la réalité derrière cette très belle façade est souvent tout autre. Au point que beaucoup préfèreraient sans doute une autre vie que celles qu’ils tentent de montrer sur les réseaux sociaux.

∴ Pour arrêter de se comparer / déprécier / dénigrer.
Celle qui a accouché en même temps que vous a déjà perdu tous ces kilos de grossesse 3 jours après l’accouchement (quand vous trainez encore votre ventre de femme enceinte 1 an après), celle qui prend des photos tellement somptueuses d’un pot de fleurs que vous avez envie de raccrocher votre appareil photo, celle qui mange -selon son feed- 12 hamburger par semaine et ne prend pas un gramme, celle qui, quoi qu’elle fasse, est toujours “parfaite”, celle qui part 4 fois par mois dans un lieu incroyable, etc. etc. En gros, celle qui vous donne envie de tout arrêter (votre compte / votre blog / votre vie !) tellement tout ce que vous faites parait toujours en dessous de ce qu’elle produit / réalise… Combien de fois ai-je créé un visuel, retouché durant des heures et finalement jamais posté ? Trop souvent…

∴ Pour renouer avec la créativité.
Instagram se voulait une source d’inspiration… Au fil des mois, j’ai constaté qu’il tendait plus à me faire perdre mes moyens (point au-dessus !) qu’autre chose. Au lieu de me “challenger” (comme se plairont à dire certain.e.s), il tuait progressivement ma créativité. Pourquoi tenter de faire une photo alors qu’elles étaient toutes tellement plus belles que les miennes ? Comment mettre en avant telle ou telle chose si malgré mon envie, ça restait “moche” et “plat” ? Les rares jours où j’ai travaillé hors connexion, les idées sont revenues, j’ai écris, photographié également. Miracle ? Pas sûr. Cause à effet ? Certainement.

∴ Pour arrêter de surconsommer de l’image et se recentrer.
De l’image à profusion. Sans cesse, sans fin. Qui prend encore le temps de lire ? D’admirer ? De se poser plus de 3 secondes sans liker machinalement et passer à autre chose ? Que reste-t-il de la compulsion frénétique dans laquelle on est tentés d’entrer à la fin d’une journée ? En gros, qu’avez-vous retenu ? Faites-le test, à mon avis, il ne reste pas grand chose. Nous voici dans une culture de l’image, à bouffer des visuels en long en large et en travers, sans fond, ni message. Couper -ou du moins ralentir- c’est reprendre le contrôle, choisir de nouveau ce que nous laissons ou non entrer dans nos vies / cerveaux. C’est aussi souffler, se recentrer et se concentrer.

Il n’est pas simple de rester éloigné.e.s des réseaux sociaux tant ceux-ci ont pénétré nos existences, notre quotidien. Première source d’informations (et de désinformation !), “connexion” au monde (alors qu’ils nous coupent du réel), ils ont le don d’exacerber de sombres aspects de nos personnalités.

Prendre son téléphone est devenu un reflex, se connecter, un automatisme dès qu’il y a une minute à “tuer”. Un gâchis…

Comme je le notais plus haut, ce n’est en rien moralisateur, simplement un constat, un point de vue d’utilisatrice et de “créatrice” dans la “machine à rêves”… bien que je doute susciter autant de “rêves” au travers de mes visuels que devrait le faire une “vraie” blogueuse mode. Depuis plusieurs mois, je tente de me focaliser sur ces bénéfices pour entamer un vrai break au point de m’être souvent demandé si je ne devrais pas fermer mes comptes (et ne garder que Pinterest que je trouve réellement inspirant pour le coup).

Opter pour un livre (ou magazine), ne plus me connecter à partir d’une certaine heure le soir, moins souvent le week-end et surtout pas au petit-déjeuner… Autant de coupures qui ont déjà des répercussions positives. Me désabonner de nombreux comptes également en ne gardant que ceux qui sont réellement inspirants et me font “du bien” lorsque je les consulte. Un conseil à appliquer rapidement d’ailleurs.

Comment gérez-vous ces aspects ?
Etes-vous tentées de laisser plus régulièrement de côté les réseaux sociaux ?


Créatrice du blog mode tendance et beauté "About-a-Girl.com". Journaliste et community manager freelance.

  1. Très bel article super bien écrit ! J’ai vraiment adoré.

    Hâte de découvrir la suite…

    Bonne journée ma douce.

    Sophie
    occhipintisophie.com

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