Editor’s Letter #20 – Un An

Editor’s Letter #20 – Un An

Mon fils,

J’ai attendu que nous soyons le 23 pour rédiger l’Editor’s Letter de ce mois de Novembre. J’ai un peu d’avance, tu ne fêteras réellement ton premier anniversaire qu’à 22h26. C’est fou comme une heure se grave et se retient aisément.

Les larmes aux yeux, comment pourrais-je te dire, écrire, expliquer ce que fut cette première année ? Je ne sais pas si je trouverais les mots jusqu’au bout, mais essayons quand même de noter l’essentiel, de rédiger l’inexplicable.

Mon petit, mon tout petit… C’est par ces mots que je t’ai accueilli après de (très) longues heures. Tu ne t’en souviendras jamais mais je n’oublierai pas. Je t’avoue que beaucoup de choses sont floues, se sont brouillées et mélangées. La fatigue, l’émotion, un cocktail qui n’entame cependant pas ce que j’ai ressenti à ce moment-là. Toi, ton visage tout rond, ta petite main qui s’accroche à mes doigts et ton sourire. On t’a posé sur moi et tu as souris. Quand on voit les choses de l’extérieur, cela peut paraitre “trop”, il n’y a qu’en les vivant qu’on comprend. Ou du moins qu’on ressent.

Ca n’a pas été évident aussitôt, je n’entrerai pas dans le cliché qui veut qu’on soit maman parfaite instantanément. La fatigue, les douleurs, le corps qui lâche et l’esprit qui se relâche aussi. L’incompréhension aussi, parfois, quand le corps médical distille de mauvaises ondes et une sournoise culpabilité. Ce sont des moments compliqués qui s’estompent délicatement. Je ne dis pas que j’oublierai totalement un jour, la seule chose qui m’importe, c’est que, pour toi, j’ai été à la hauteur de tes petites attentes, malgré mes failles et mes faiblesses.

On ne nait pas maman tout comme on ne nait pas femme, on le devient.

On s’est apprivoisé toi et moi, on s’est re-connus une seconde fois, “dehors”.
Mon fils, mon tout petit, mon petit parfait.

“Quelle chance !”. Cette phrase à propos de toi mon fils, j’ai du l’entendre des milliers de fois. Et elle est tellement vraie. Une chance de te voir partager ma (nos) vie(s), une chance de te voir grandir près de moi chaque jour, une chance de te connaitre, une chance de t’avoir pour petit garçon, une chance de grandir moi aussi en étant près de toi. Une chance de te serrer contre moi, de t’entendre rire, pleurer, crier, chuchoter, de te voir, de t’embrasser sur tes petites joues toutes rondes jusqu’à les user d’amour.

Mon fils avant ta naissance j’ai fais des choix, notamment celui de t’avoir chaque jour avec moi. Les “Pas de crèche ?? Pas de nounou ??”, ça aussi je ne sais pas combien de fois je les ai entendu, mais j’ai choisi de devenir maman, et je ne pouvais pas envisager une seule seconde de laisser à quelqu’un d’autre le plaisir de te voir grandir et de t’élever. Et même si ce n’est pas tous les jours évident, je ne regrette pas ce choix et je ne le regretterais jamais. Un an avec toi passé si vite… Si vite !

Tu as un an mon fils, mon tout petit et chaque jour je m’émerveille devant cette complicité qui se crée entre nous, devant tes aventures, tes pas, toutes ces choses dans lesquelles tu te lances et qui te rendent heureux. Je te laisse libre de crapahuter où ça te chante, de toucher ce qui te fait envie, je t’explique, je t’aiguille et parfois te détourne de tes petites entreprises, mais je ne veux pas entraver ta curiosité. De toute façon, je crois que tu commences à le comprendre, d’une façon ou d’une autre, je serais toujours là, à tes côtés.

Le temps passe vite mon petit garçon, alors profite. Profite de ton enfance, de ces plaisirs, de ton insouciance, de tes jeux, du chien qui court dans tous les sens, de rire aux éclats et de sourire de tes 8 petites dents, de ramper, de glisser, de tout démonter (et de recommencer encore et encore !), de tout accueillir avec curiosité.

Moi je profite mon fils, de toi, tes rires, des câlins et des baisers. De te couvrir d’autant d’amour qu’il m’est possible d’en créer. Pour toi, il est inépuisable, entier, incroyable.

Mon tout petit, mon fils, je t’aime et je suis tellement reconnaissante de t’avoir dans ma (nos) vie(s).
Joyeux premier anniversaire mon fils, mon tout petit.

Soit heureux, soit libre.

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1 Commentaire

  1. Flo
    23 novembre 2017 / 14 h 44 min

    Très très beau message d’amour !
    Moi même papa de deux petits garçons, on ne peut que rester émerveillé devant l’évolution de nos petits êtres…
    Très bonne journée d’anniversaire

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