Editor’s Letter #12 – Les vraies fausses excuses

Editor’s Letter #12 – Les vraies fausses excuses

Février,

Je me tiens hésitante devant toi.

Hésitante devant mon clavier, devant cette page virtuelle désespérément blanche, me demandant quels mots je vais choisir pour tenter de justifier mon absence. Après 7 années de bons et loyaux services sur About a Girl, après avoir fait preuve d’une régularité qui m’a moi-même sidéré, postant 3 fois par semaine, qu’il pleuve, neige ou vente, que je sois en vacances ou non, chez moi ou à l’autre bout du monde. Trois articles. Puis deux. Et puis plus rien.

Cette pause, la vraie, la belle, un mois qu’elle dure. Un mois que tu me vois trainer pour retrouver le chemin de ce blog mode pourtant aimé, cajolé et chéri. Certainement mon plus grand et long projet. Complètement délaissé. Cela ne me ressemble pas février, cela ne nous ressemble pas.

La franchise est de mise par ici, alors soit, me voici à coeur ouvert.

Reprendre le fil de ma (nos) vie(s) fut moins évident que je ne le pensais. On le sait, on nous le rabâche (et cela nous agace), on se figure qu’on trouvera rapidement des solutions, des astuces et puis vient la réalité, la fatigue, “cette vie nouvelle”. D’autres rituels s’instaurent, d’autres habitudes apparaissent. On tente de (se) retrouver, de se (re)poser. Vient le moment d’établir une liste de priorité sur une journée, pour une soirée, pour un week-end.

Février, tu devines bien évidemment qu’elle est ma priorité. Ou plutôt qui.

Et About a Girl dans tout ça ? N’avais-je pas promis (à moi-même) que je reprendrais rapidement les rênes ? Que je ne me laisserais pas entrainer dans un break un peu trop longuet ?

J’aurai aimé ajouter la tenue de ce blog mode à la liste de mes essentiels. Manque de temps, manque d’envie. Un entrain décroissant survenu à la fin de l’année 2016 et accru au fil des semaines. Tenir About a Girl est chronophage, requiert énormément de ressources et une certaine disponibilité. Des piliers pour garantir un contenu correct, régulier et -j’ose l’espérer- attrayant. Des piliers devenus fragiles, bancales, prêts à s’effondrer à la moindre petite secousse.

Crois-moi, je me suis forcée Février. Forcée à préparer des articles, forcée à travailler des photos, à conserver une certaine présence sur les réseaux sociaux sachant que si je rompais le fil, si je raccrochais mon tablier de “blogueuse”, je ne le reprendrais plus jamais. Alors oui, pour ne pas enterrer rapidement et définitivement ce projet entamé en 2009, je me suis forcée.

Février, mon discours peut te paraitre pessimiste et pourtant, il n’en est rien, au contraire. Entre deux obligations, j’ai essayé de prendre du recul et tenté de faire disparaitre cette pression ridicule que je faisais inutilement peser sur mes épaules. Qu’importe la pause. Qu’importe si mes publications sont bien moins régulières, si je ne suis pas omniprésente sur les réseaux sociaux (je ne l’ai jamais été de toute façon). Revenir à la base, au plaisir d’écrire, de partager et échanger, simplement, sans contraintes.

Février, je me tiens devant toi, un peu tremblante mais prête. Prête à renouer avec ce fil qui s’était étiolé mais pas au point de céder.

Et si ma 30ème année touche à son terme avec ta venue, je franchirai le cap des 31 en te demandant, une fois encore, de m’octroyer une aussi belle année que celle qui vient de s’écouler.

De l’envie, du plaisir et beaucoup de projets à venir.

Merci de votre présence, de vos visites et vos encouragements.
Rendez-vous la semaine prochaine pour de nouveaux articles (promis) !

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