Editor’s Letter #19 – Se souvenir pour avancer

Editor’s Letter #19 – Se souvenir pour avancer

Etrange de constater comme certaines périodes au cours d’une année sont propices à la nostalgie.

L’automne a démarré, avec lui la chute des feuilles, le rougeoiement du paysage et la plongée dans les souvenirs. Repenser à l’enfance, à ses moments de quiétude, de plénitude et de bien-être, comme si un retour en arrière était nécessaire pour aller de l’avant.

Ce saut dans le temps non conscient s’est produit pour la première fois lorsque je suis tombée enceinte. Un impétueux besoin de me remémorer de multiples étapes de mon enfance, la famille, les non-dits, les disparités, les joyeux moments et les plus amers. Faire un point pour pouvoir attaquer cette seconde étape de ma vie, qui serait le début de celle de mon fils. L’imaginer, lui aussi, à 30 ans, entrain de se rappeler ce qu’il aimait faire enfant, ce qui l’a marqué, ce qui lui a plu, déplu, ce qu’il aimera et aura envie de transmettre à son tour.

Octobre glisse, le temps file, le mariage approche. Quelques petits jours avant la date fatidique et au vu de nos multiples efforts pour « réussir » cette journée, je ne suis pas mécontente d’approcher de sa concrétisation. Et dans ce changement de cap, dans cette envie d’achever ce projet, de construire une troisième partie de vie, me voici de nouveau entrain de penser à l’avant, à l’enfance, à ces moments de calme et de jeux.

Cette dernière partie de 2017 m’apporte ce besoin presque vital de retrouver un sens à mes activités, à mes journées, à mes loisirs. Cette année fut un tourbillon émotionnel, une explosion des habitudes et de tout ce que j’avais bâti patiemment ces années précédentes. Pour le meilleur bien sûr, mais il me devient nécessaire de m’ouvrir à un nouveau chemin, de prendre le temps de réfléchir, de me reposer, de me demander qui je suis devenue et ce que je veux réellement au plus profond de moi. Quelles envies, quels objectifs, quelles voies ai-je envie de saisir ces prochains mois, années ?

La grisaille, la nature qui s’endort progressivement, les nuits qui tombent plus vite, noircissant par la même occasion les pensées, autant de facteurs poussant au repli, au refuge intérieur (au propre comme au figuré).

Si octobre est une hibernation, qu’elle soit revigorante et régénérante. Que la parenthèse temporelle dans laquelle j’évolue, à moitié en 2017, à moitié dans les années 90, me permette de trouver la réponse à ces questions parfois oppressantes mais incontournables pour progresser.

En attendant Octobre, je me glisse avec toi et mon fils sous une bien douillette couverture, pour regarder films, séries et redécouvrir les jouets qui étaient, fut un temps, tout mon univers. Un univers simple, où l’influence provenait de nos goûts et  non de ceux dictés par les autres. Un univers non connecté, non intruisif, non tourné vers la comparaison, doté d’une richesse et d’un imaginaire avec lesquels il n’est pas toujours évident de renouer.

Un brin de douceur, une adorable banalité, une simplicité bienveillante.

Passez une très belle journée et à très vite pour un nouvel article sur About a Girl.

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