Archives du tag: aventure

"About a Girl", page 55

Ainsi se termina la première rencontre importante de sa vie …

Etonnée devant un tel discours, je ne voyais aucun intérêt à protester ni le convaincre de son absurdité. Il était bien assez stupide et ça ne m’apporterait rien de discuter avec lui. Je cherchais un motif pour couper court cette conversation stérile, quand il trouva le moyen de me mettre à la porte. Prenant son agenda, que je devinais vide d’où j’étais installée, il regarda ensuite sa montre et m’informa :

« Bon j’ai un nouveau rendez-vous, je ne vous retiens pas, ça n’en vaut pas la peine de toute façon. Juste vous donner un conseil : arrêtez le massacre, arrêtez d’écrire. Vous allez finir par traumatiser les vrais artistes avec vos histoires sans queue ni tête. Merci. » fit-il en s’inclinant.

« La porte !! » lança-t-il au moment où je sortais.

Je me fis un plaisir de la lui claquer.

Quand je passais de nouveau devant le comptoir d’accueil, je trouvais la secrétaire occupée à raconter au téléphone les péripéties palpitantes de sa vie, le combiné coincé entre son épaule et son oreille, laissant ses mains libres d’achever le travail démarré plusieurs minutes auparavant : l’éternel limage d’ongles. Lorsque j’arrivais à son niveau, elle s’interrompit, me lança un regard perçant et mauvais puis reprit sa tâche comme si de rien n’était. Je quittais l’immeuble démoralisée, convaincue que j’avais réellement perdu mon temps sur tous les plans.

De retour chez moi, je me dirigeais droit sur l’exemplaire que j’avais conservé par fierté. Je m’en saisis et me dirigeais directement dans la cuisine pour lui attribuer sa nouvelle place : la poubelle. Je tremblais de rage à présent. Je me retenais de ne pas envoyer mon ordinateur rejoindre mon texte. J’avais été vraiment naïve pour croire deux secondes que mon travail intéresserait quelqu’un, de même que je rencontrerais une personne digne de confiance prête à apprécier ce que j’avais fait et à miser sur le livre. Je me servis un verre pour faire passer la pilule. Difficile de digérer que le sort semblait à nouveau s’acharner contre moi et mes diverses tentatives. Je bus une nouvelle fois. Je n’avais pas cette habitude et l’alcool commença à m’échauffer, n’apaisant nullement la colère qui était née sur le trajet du retour. Je tournais en rond, me rongeant les ongles, me traitant de tous les noms et m’interdisant d’avoir de nouvelles idées aussi niaises. Je me creusais la tête pour savoir de quelle manière j’allais gagner ma vie à présent. En tout cas il était évident que je prendrais le premier emploi venu et sans réfléchir s’il me plairait ou non. Je regardais l’horloge du salon. Elle m’indiqua que l’heure de mon second rendez-vous était largement dépassée. Aucune importance je ne comptais absolument pas m’y rendre après la débâcle précédente. Je n’avais aucun potentiel et c’était sûrement mieux ainsi. Je l’avais toujours su et même si l’autre s’était avéré être un parfait ignorant, il confirmait d’une certaine manière, que ce que je savais déjà. Je pris la bouteille et portais directement le goulot à ma bouche. Ca allait plus vite ainsi.

Rendez-vous sur Hellocoton !

Chroniques d'une JF célibataire – Chapitre 12

Vous vous rendez compte ? Un mois ! Comment le temps passe vite ! J’ai l’impression que seulement quelques jours se sont écoulés depuis notre rencontre. C’est sûrement ça l’amour (le côté mièvre exacerbé).

Celui dont mes amies me bassinent depuis des lustres. Je peux enfin leur rendre la pareille et les fatiguer d’histoires toutes roses et bébêtes du matin au soir. J’y prends même un malin plaisir, si si. Je ne suis pas sadique, non, j’ai juste envie de les faire râler. Je prends une gentille vengeance sur des années de « Je l’aime, il m’aime wahou ! » J’ai bien le droit maintenant que je suis en couple. Ah, comme j’aime dire ça ! Revoir une vieille connaissance et pouvoir lui répondre « Oui, je suis en couple. Depuis combien de temps ? Oh, j’ai arrêté de compter depuis ! » Bon, c’est pas totalement la vérité mais on s’en fiche ! Je suis en mode « 1+1 = nous » et rien ne peut entamer ma joie et ma bonne humeur.

A peine réveillée, le jour J si désiré, j’ai allumé mon Blackberry et, après un mot dégoulinant d’amour à mon cher et tendre, j’ai été prise d’une frénésie de textos … Comment vous dire ça sans passer pour une dingue ? Il n’ y a pas de manière, je crois de toute façon que je suis atteinte du syndrome de la casée qui ne peut s’empêcher de le crier sur tous les toits, même aux personnes qui s’en foutent complètement. Bref, j’ai envoyé des sms à quasiment tout mon répertoire, pour leur rabâcher encore que :  « Un mois ! C’est beau l’amour ! Un jour, vous le trouverez ! ». J’ai eu un éclair de lucidité au moment d’ajouter mon boss en destinataire, il me prend déjà assez pour une cinglée, mieux valait ne pas en rajouter.

La matinée est passée lentement. Trop lentement. Quand 11h50 s’est affiché sur mon écran, je n’ai pas attendu plus longtemps et je suis partie en courant du bureau, impatiente comme une ado de retrouver Didi.

Après des échanges de baisers passionnés (Je vous fait rêver là ? Vous m’enviez n’est-ce pas ?), il m’a emmenée dans un restaurant très intimiste, où je me suis sentie très « star tentant de se cacher des paparazzis ». La banquette ultra confortable a failli avoir raison de moi et m’entraîner dans les bras de Morphée. Nous nous sommes tenus par la main tout le long du repas, et je peux vous dire que si la chose est agréable, ce n’est pas le plus évident pour manger. Peu m’importait de toute façon. En attendant le dessert, il s’est rapproché et m’a dit qu’il avait une petite surprise.

« Pour moi ? » n’ai-je pu m’empêcher de dire. Est-ce que je m’attendais à un « Non, pour ma maîtresse ! ». J’ai comme un don pour sortir des phrases idiotes qui le font toujours sourire.

Et devinez quoi ? J’ai failli tomber en l’entendant prononcer ces mots « Ce week-end, je suis tout à toi et on fait nos valises pour la destination de ton choix ». Oui, je sais, je suis hypra (au dessus de hyper voyons) chanceuse. J’ai commencé à lui sortir tout un tas de destinations et mon flot de paroles ne s’est arrêté qu’en présence du moelleux au chocolat que j’avais commandé. Je n’ai pas pu m’empêcher de sortir mon portable que j’ai utilisé, aussi discrètement que possible (comprenez sous la nappe) pour envoyer la nouvelle à mes amies et l’afficher sur Twitter au monde entier. A peine la dernière bouchée avalée, que j’ai repris l’énumération de tous les endroits que j’aimerai visiter. Il m’a gentiment coupée dans mon monologue pour me ramener à la triste vérité que, premièrement, ce n’était qu’un séjour de deux jours, donc que je pouvais enlever le Japon, les USA et compagnie et secundo, j’allais être en retard au bureau.

Autant vous dire que j’ai passé l’après-midi à rêvasser. Les questions ont afflué, je n’ai pas manqué d’en rajouter. Quel mal y a-t-il à cela ?

Sitôt rentrée, je me suis lancée dans mon programme très méticuleux de mise en beauté pour la surprise que je lui préparais. Bain, masque, lait, brushing impeccable, maquillage entièrement repris, choix d’une tenue sexy mais pas trop, classe mais pas coincée, appels aux copines. Bref, trois heures plus tard, j’étais prête. Un petit coup de fil à Didi pour lui souhaiter, comme d’habitude, bonne chance en me retenant de rire à la bonne blague que je lui faisais. Je me voyais déjà l’attendre dans sa loge, coupes de champagne à la main, pose langoureuse, lui lançant un « Bonsoir mon amour » qui le ferait sûrement fondre. Peut-être un « Je t’aime » sortirait de sa magnifique bouche et …. Me voilà déjà devant la boîte. En poussant la porte, sourire jusqu’aux oreilles, je me mis aussitôt à chercher un endroit où me dissimuler. Perchée sur mon tabouret, ma boisson commandée, je n’eus pas à attendre longtemps pour que les lumières s’éteignent et que la scène s’éclaire. Mon Didi fit son entrée, place au spectacle, le meilleur serait pour plus tard.

A retrouver sur www.ousontlesmales.com !

Rendez-vous sur Hellocoton !