Vous vous rendez compte ? Un mois ! Comment le temps passe vite ! J’ai l’impression que seulement quelques jours se sont écoulés depuis notre rencontre. C’est sûrement ça l’amour (le côté mièvre exacerbé).
Celui dont mes amies me bassinent depuis des lustres. Je peux enfin leur rendre la pareille et les fatiguer d’histoires toutes roses et bébêtes du matin au soir. J’y prends même un malin plaisir, si si. Je ne suis pas sadique, non, j’ai juste envie de les faire râler. Je prends une gentille vengeance sur des années de « Je l’aime, il m’aime wahou ! » J’ai bien le droit maintenant que je suis en couple. Ah, comme j’aime dire ça ! Revoir une vieille connaissance et pouvoir lui répondre « Oui, je suis en couple. Depuis combien de temps ? Oh, j’ai arrêté de compter depuis ! » Bon, c’est pas totalement la vérité mais on s’en fiche ! Je suis en mode « 1+1 = nous » et rien ne peut entamer ma joie et ma bonne humeur.
A peine réveillée, le jour J si désiré, j’ai allumé mon Blackberry et, après un mot dégoulinant d’amour à mon cher et tendre, j’ai été prise d’une frénésie de textos … Comment vous dire ça sans passer pour une dingue ? Il n’ y a pas de manière, je crois de toute façon que je suis atteinte du syndrome de la casée qui ne peut s’empêcher de le crier sur tous les toits, même aux personnes qui s’en foutent complètement. Bref, j’ai envoyé des sms à quasiment tout mon répertoire, pour leur rabâcher encore que : « Un mois ! C’est beau l’amour ! Un jour, vous le trouverez ! ». J’ai eu un éclair de lucidité au moment d’ajouter mon boss en destinataire, il me prend déjà assez pour une cinglée, mieux valait ne pas en rajouter.
La matinée est passée lentement. Trop lentement. Quand 11h50 s’est affiché sur mon écran, je n’ai pas attendu plus longtemps et je suis partie en courant du bureau, impatiente comme une ado de retrouver Didi.
Après des échanges de baisers passionnés (Je vous fait rêver là ? Vous m’enviez n’est-ce pas ?), il m’a emmenée dans un restaurant très intimiste, où je me suis sentie très « star tentant de se cacher des paparazzis ». La banquette ultra confortable a failli avoir raison de moi et m’entraîner dans les bras de Morphée. Nous nous sommes tenus par la main tout le long du repas, et je peux vous dire que si la chose est agréable, ce n’est pas le plus évident pour manger. Peu m’importait de toute façon. En attendant le dessert, il s’est rapproché et m’a dit qu’il avait une petite surprise.
« Pour moi ? » n’ai-je pu m’empêcher de dire. Est-ce que je m’attendais à un « Non, pour ma maîtresse ! ». J’ai comme un don pour sortir des phrases idiotes qui le font toujours sourire.
Et devinez quoi ? J’ai failli tomber en l’entendant prononcer ces mots « Ce week-end, je suis tout à toi et on fait nos valises pour la destination de ton choix ». Oui, je sais, je suis hypra (au dessus de hyper voyons) chanceuse. J’ai commencé à lui sortir tout un tas de destinations et mon flot de paroles ne s’est arrêté qu’en présence du moelleux au chocolat que j’avais commandé. Je n’ai pas pu m’empêcher de sortir mon portable que j’ai utilisé, aussi discrètement que possible (comprenez sous la nappe) pour envoyer la nouvelle à mes amies et l’afficher sur Twitter au monde entier. A peine la dernière bouchée avalée, que j’ai repris l’énumération de tous les endroits que j’aimerai visiter. Il m’a gentiment coupée dans mon monologue pour me ramener à la triste vérité que, premièrement, ce n’était qu’un séjour de deux jours, donc que je pouvais enlever le Japon, les USA et compagnie et secundo, j’allais être en retard au bureau.
Autant vous dire que j’ai passé l’après-midi à rêvasser. Les questions ont afflué, je n’ai pas manqué d’en rajouter. Quel mal y a-t-il à cela ?
Sitôt rentrée, je me suis lancée dans mon programme très méticuleux de mise en beauté pour la surprise que je lui préparais. Bain, masque, lait, brushing impeccable, maquillage entièrement repris, choix d’une tenue sexy mais pas trop, classe mais pas coincée, appels aux copines. Bref, trois heures plus tard, j’étais prête. Un petit coup de fil à Didi pour lui souhaiter, comme d’habitude, bonne chance en me retenant de rire à la bonne blague que je lui faisais. Je me voyais déjà l’attendre dans sa loge, coupes de champagne à la main, pose langoureuse, lui lançant un « Bonsoir mon amour » qui le ferait sûrement fondre. Peut-être un « Je t’aime » sortirait de sa magnifique bouche et …. Me voilà déjà devant la boîte. En poussant la porte, sourire jusqu’aux oreilles, je me mis aussitôt à chercher un endroit où me dissimuler. Perchée sur mon tabouret, ma boisson commandée, je n’eus pas à attendre longtemps pour que les lumières s’éteignent et que la scène s’éclaire. Mon Didi fit son entrée, place au spectacle, le meilleur serait pour plus tard.
A retrouver sur www.ousontlesmales.com !




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